Réglementation Drone 2026 : Le vol en agglomération autorisé pour les professionnels

C’est la fin d’un dogme en France. Alors que l’on pensait le vol en ville réservé exclusivement aux scénarios complexes (S3 puis STS-01), la mise à jour de l’Arrêté Espace en décembre 2025 change radicalement la donne. Dès le 1er janvier 2026, les télépilotes professionnels pourront opérer en agglomération en catégorie Ouverte.

Pourquoi l’Arrêté Espace drone évolue-t-il en 2026 ?

Jusqu’à présent, le vol au-dessus de l’espace public en zone peuplée imposait des contraintes lourdes : certificat de télépilote (CATT/CATS), drone de classe C5, et dispositifs de sécurité comme le coupe-circuit ou le parachute.

L’évolution de la réglementation drone 2026 harmonise les règles françaises avec l’esprit européen. L’objectif est de permettre aux missions professionnelles à faible risque de s’affranchir de la lourdeur des scénarios spécifiques.

Voler en ville avec un drone C0, C1 ou C2 : C’est désormais possible !

La grande nouveauté réside dans l’utilisation de drones de série sans modification. Vous n’avez plus besoin d’un drone certifié C5 pour filmer un bâtiment en ville.

Les conditions de la Catégorie Ouverte en agglomération

Drones autorisés : Modèles avec marquage de classe C0, C1 ou C2.

Examen simplifié : La formation A1/A3 (et A2 pour la classe C2) suffit. Le brevet CATS n’est plus requis pour ces opérations.

Usage Professionnel obligatoire : Cette tolérance en zone peuplée est strictement réservée aux pros avec justificatif de mission ou SIRET. Le vol de loisir reste interdit sur l’espace public urbain.

Comparatif : Scénario STS-01 vs Catégorie Ouverte Pro

Critère Scénario STS-01 Catégorie Ouverte (Nouveau 2026)
Classe de drone Classe C5 obligatoire Classes C0, C1, C2
Sécurité Parachute et FTS requis Équipement de série uniquement
Formation Brevet CATS (Examen DGAC) Formation en ligne A1/A3 / A2
Zone de vol Agglomération Agglomération (Usage Pro uniquement)

Les points de vigilance pour les télépilotes

Bien que l’accès à l’agglomération soit simplifié, certaines règles de sécurité ne changent pas :

1. Survol de tiers : Interdiction stricte de survoler des personnes non impliquées.

2. Hauteur de vol : Limitée à 120 mètres au maximum.

3. Zones de restrictions : Toujours consulter les cartes Géoportail ou AlphaTango pour vérifier les zones interdites.

4. Assurance : L’assurance responsabilité civile professionnelle reste obligatoire pour toute mission.

Conclusion : Une opportunité pour les pros du drone

Cette modification de l’Arrêté Espace est une bouffée d’oxygène pour les photographes immobiliers, les inspecteurs du BTP et les vidéastes. Elle réduit les coûts d’équipement et simplifie les démarches administratives.

Questions Fréquemment Posées

Peut-on vraiment voler en ville sans certificat CATS en 2026 ?

Oui. Pour les drones de classe C0, C1 et C2, la formation gratuite A1/A3 (ou A2) suffit désormais pour travailler en agglomération dans le cadre d’une mission professionnelle.

Un particulier peut-il profiter de cette règle ?

Non. Cette modification de l’Arrêté Espace est réservée aux télépilotes professionnels. Le vol de loisir reste interdit au-dessus de l’espace public en agglomération.

Qu’en est-il du survol des personnes ?

Les règles de la catégorie Ouverte s’appliquent toujours : le survol de personnes non impliquées doit être limité au strict nécessaire et reste interdit pour les drones de classe C2.

Quels sont les documents obligatoires en cas de contrôle ?

Vous devez présenter votre attestation de formation, votre assurance responsabilité civile professionnelle, votre numéro d’exploitant UAS et un justificatif de votre mission pro.

Quelles sont les limites de hauteur en agglomération ?

La hauteur maximale reste fixée à 120 mètres, mais elle peut être inférieure selon les zones de restrictions locales ou la proximité d’aérodromes (consultez toujours Géoportail).

Faut-il toujours déclarer son vol en préfecture ?

Pour les vols en catégorie Ouverte effectués dans le cadre de ce nouvel arrêté, la déclaration préalable en préfecture n’est plus requise, simplifiant ainsi considérablement vos démarches administratives.